PUARD, Bertrand

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Passionné de littérature, Bertrand Puard entre comme lecteur aux Éditions du Masque, après avoir obtenu un magistère en finances et un D.E.S.S. de Banque. Il fait ses débuts d'écrivain en publiant une nouvelle, Et la lumière fut (1998), qui se voit saluée par la critique. Encouragé par Serge Brussolo, alors directeur littéraire au Masque, il fait paraître son premier roman, Musique de nuit et celui-ci obtient le prix du roman policier du festival de Cognac 2001. Sous le pseudonyme d'Ewan Blackshore, il inaugure en 2002 la série "Les Mystères de la Tamise" qui s'inscrit entre la comédie policière et la parodie des romans d'énigme. En 2008, après s'être illustré dans deux veines distinctes (le thriller et l'énigme parodique), Bertrand Puard se consacre à la littérature de jeunesse avec la série de romans Les Compagnons du Sablier, chez Flammarion. De 2008 à 2010, il anime une émission radiophonique mensuelle sur IDFM98, « Pot-Bouille », consacrée à la littérature, au cinéma, à la musique et à l'art, et il dirige une collection chez Pascal Galodé Éditeurs, « Destins Croisés », consacrée aux rencontres (fictives ou réelles) survenues dans l'adolescence entre deux personnages célèbres. En 2012, il obtient le prix Cognac Jeunesse pour sa série Les Effacés (Hachette), devenant ainsi le premier auteur à être primé à la fois dans les catégories adulte et jeunesse du festival de Cognac. Son roman Vol 1618 est optionné par Makingprod pour réaliser une série télévisée de 8X52'. La série est sélectionnée pour le festival Direct2Series à Los Angeles en 2015 et au Festival Séries-Mania 2016 à Paris. Son roman « Ctrl + Alt + Suppr » qui traite du thème des fake news et de l’intelligence artificielle, a fait l'objet d'une interaction avec les lecteurs, au moment de son écriture. Durant deux mois, Bertrand Puard a publié chaque semaine un épisode de son thriller sur franceinfo et a proposé à ses lecteurs des choix, pour orienter les épisodes suivants. Il s'agit d'une expérience inédite de lecture et d'échanges connectés. En septembre 2020, Bertrand Puard collabore au projet de médiation qui réunit l’association Le Chien jaune et les Éditions du Rocher et le musée de Pont-Aven en écrivant Les Mystérieux visages de Pont-Aven. S’appuyant sur une partie des collections permanentes du Musée de Pont-Aven, l'auteur met en récit un parcours artistique grâce à une nouvelle, distribuée gratuitement aux jeunes visiteurs du musée. Bertrand Puard renouvelle l'expérience avec Le Regard diabolique, novella écrite pour le Musée d'arts de Nantes. Remise gratuitement à tous les visiteurs adolescents à leur arrivée au musée, l'histoire s'appuie sur l'univers et l'héroïne de sa série Hippocampus, pour mettre en récit et documenter le parcours artistique de l’exposition « Hypnose » (musée d’Arts de Nantes, 16 octobre 2020 – 31 janvier 2021). Membre de la Société Littéraire des Amis d'Émile Zola, présidée par Henri Mitterand, Bertrand Puard a participé au colloque Zola au Panthéon, prononçant à cette occasion, dans l'enceinte même du monument, une communication sur la vie d'Émile Zola. Bertrand Puard est également membre du jury du festival Polar de Cognac depuis 2015 (catégories courts et longs métrages, séries et films télévisés) et membre du jury du Prix Jean-Pierre-Mocky qui récompense, depuis octobre 2020, une oeuvre cinématographique qui se situe dans la lignée de celles du célèbre réalisateur. Lors de l‘édition 2020, 25e du nom, Bertrand Puard est désigné comme Président du Jury catégories courts et longs métrages, séries et films télévisés (prés. Wikipédia)

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Couvkaimyo

"Kaimyo le nom des morts /1 Les papillons de Kobé" Ed. Gulf stream, 2021

Vos romans abordent souvent des thématiques policières, d’énigmes, de fantastique : une passion pour ces genres ?

Oui, tout à fait. Mes premiers amours de lecteurs m’ont porté vers Sherlock Holmes, les romans d’Agatha Christie, Arsène Lupin, et c’est donc tout naturellement que j’ai un penchant encore aujourd’hui pour ce genre de littérature même si j’écris des romans dans des genres très variés.

 

Vous écrivez pour la jeunesse et pour les « adultes » : comment se fait ce choix à la création d’un roman ?

C’est en fonction de la thématique, et de l’âge des héros, principalement. Mon dernier roman “adulte” était un thriller financier et c’est un genre compliqué pour un jeune public. Il est important, dans un roman jeunesse, que les héros aient le même âge que les lecteurs afin que l’identification se fasse plus naturellement.

 

Votre œuvre est déjà importante : comment travaillez-vous ? Avez-vous des méthodes de travail d’écriture ?

Je travaille quotidiennement. “Pas un jour sans une ligne”, comme disait Zola, un écrivain que j’admire profondément. Pendant l’écriture d’un roman, je prépare déjà la conception du prochain. Par contre, il m’est encore impossible d’écrire deux romans en même temps.

 

Vous avez des responsabilités éditoriales, être reconnu et primé : cela a t-il changé votre rapport à l’écriture ?

Non, pas nécessairement. Etre reconnu et primé, c’est une satisfaction, certes, mais la reconnaissance est une notion précaire et j’ai à coeur de toujours progresser dans mon écriture, de ne pas m’endormir sur des lauriers encore bien trop légers.

 

Le confinement a t-il bousculé votre travail ? Vous a t-il inspiré ?

Inspiré, non, pas encore. Bousculé mon travail, oui. Avec mes deux enfants à la maison, j’ai fait évoluer mon rythme d’écriture: je me levais très tôt le matin pour écrire au calme.

 

A propos de « Kaimyo »

Ce récit est lié au Japon : quelles sont vos affinités avec ce pays ?

J’aime certains aspects du Japon mais je ne suis pas un fan inconditionnel. Je reconnais d’ailleurs, très humblement, que je ne suis pas un “spécialiste” de ce pays. Le rapport des Japonais a la mort m’a toujours intrigué et c’est cet aspect qui m’a décidé à écrire Kaimyo.

 

Comment est né ce roman ?

De plusieurs réflexions, notamment une issue de la lecture d’un article de journal traitant des kodokushi, ces morts solitaires liées au vieillissement de la population de l’Archipel. Des sociétés existent réellement au Japon pour s’occuper de ces personnes âgés qui meurent dans la plus stricte solitude. Mon personnage de Rieko est né ainsi.

 

Vous abordez les différences culturelles : quelles sont celles qui vous surprennent le plus ?

J’ai aimé jouer sur le contraste entre le caractère pondéré et respectueux (en apparence du moins) de mon héros japonais et celui, plus volcanique, de Nouria et de Mémé Rosa.

 

Le Japon est plutôt populaire auprès des adolescents mais peu représenté dans le roman pour la jeunesse en France, autrement que par le prisme du manga et jeu vidéo : selon vous, est-ce un manque d’intérêt des auteurs ?

Je ne saurai répondre à cette question. Un manque de connaissance peut-être ? Je le répète encore, très humblement: je ne suis nullement un spécialiste de ce pays et, ne le connaissant d’ailleurs pas assez bien pour le décrire, j’ai pris le parti que Kaimyo ne se déroule pas au Japon.

 

Si vous deviez écrire un nouveau roman en lien avec le Japon ou l’Asie, quel sujet aimeriez-vous aborder ?

Le nouveau roman sera le tome 2 de Kaimyo, “Les Chrysalides de Tunis”, qui paraîtra en octobre chez Gulf Stream. Il y sera question du Japon et de la Tunisie, deux pays qui sont étonnamment proches, vous lirez...

 

Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

Je prépare une série historique chez Casterman autour de Camille, une jeune fille de douze ans qui va vivre le tumulte de la Révolution Française. Camille est décidée à devenir la première femme médecin de France, cela vous donne une idée du caractère du personnage ! Comme vous voyez, quand je vous parle de thématiques et de genres différents dans mes romans, je ne mens pas...