GRANDES VACANCES EN ASIE

"LES GRANDES VACANCES EN ASIE" / Ed. des enfants de France (coll. Croix d'honneur), 19-?

 

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Quittant l'Afrique où ils connurent de si mauvais moments, François et Catherine, accompagnés de Boubou, de Yap le chat et Youp le chien, partirent alors dans l'avion piloté par leur oncle Courpartou vers le golfe du Bengale afin de visiter l'Inde.

Le voyage se déroula sans incident et, après plusieurs heures de vol, ils atterrirent sur le magnifique aéroport de l'île de Ceylan. De là, ils visitèrent tranquillement les environs et, grâce au rapide appareil, purent apprécier successivement toutes les beautés étranges de l'Inde mystérieuse : ses fleuves immenses, sa végétation touffue, ses temples et ses villes.

Ils décidèrent alors de partir pour le Japon, mais ce voyage dès le départ s'annonça fort mal.

Une violente tempête s'éleva, rendant l'avion ingouvernable et mettant en péril l'existence de ses passagers.

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Durant une brève éclaircie, l'oncle Courpartou ayant aperçu une plaine au-dessus d'eux, décida de s'y poser temporairement pour attendre la fin de la tempête. L'atterrissage se fit sans difficulté.

Manquant de provisions, et tandis que l'oncle Courpartou vérifiait son avion, les enfants, munis de carabines et suivis de Boubou, partirent à la chasse.

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Ils avaient à peine pénétré dans la forêt qu'un formidable barrissement les cloua sur place. Un éléphant énorme s'avance alors. Les enfants s'enfuirent devant lui mais Boubou étant tombé, l'éléphant le rattrapa aisément, le saisit dans sa trompe et l'éleva dangereusement au-dessus du sol. N'écoutant que son courage et pour sauver Boubou, François tira sur l'éléphant.

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Celui-ci, gravement blessé tomba à terre tandis que Boubou restait accroché aux branches d'un arbre. Au bruit du coup de feu, accoururent une vingtaine d'hommes armés qui se lancèrent à la poursuite des enfants.

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Ceux-ci purent rejoindre l'avion et expliquer à leur oncle ce qui venait de se passer.

C'est très grave dit Courpartou, car ici au Siam, les éléphants sont des animaux sacrés et nul n'a le droit de les chasser.

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Effectivement, ils se virent alors encerclés par les poursuivants et en dépit d'une courte lutte, trop inférieurs en nombre, ils se virent capturés et enmenés vers un temple qui se dressait au centre d'une clairière.

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- Vous avez blessé un éléphant, leur dit alors le vieillard qui commandait la troupe, et vous en serez durement punis.

Toujours ligotés, les enfants et leur oncle furent enfermés chacun dans une cellule étroite et fort sombre.

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Cependant, Boubou qui avait pu se libérer de sa fâcheuse position et dont les siamois ignoraient l'existence, parvint à retrouver les traces de ses amis et, à la ferveur de la nuit, les délivra.

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Boubou avait précédemment reconnu les lieux et, faute de pouvoir s'évader par les portes qui étaient gardées, nos amis escaladèrent une statue monumentale derrière laquelle une fenêtre leur permit de retrouver la liberté.

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De retour à l'avion, accueillis avec joie par Yap et Youp, ils repartirent aussitôt. Leurs agresseurs n'avaient pas osé toucher à l'appareil, mais ils avaient volé les cartes. L'oncle Courpartou s'égara et, tout à coup, des avions de chasse l'encadrant et tirant plusieurs coups de semonce, l'obligèrent à atterrir.

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Tous nos amis se virent alors entourés par des soldats et l'officier, en dépit de leurs protestations d'innocnece,

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les fit arrêter comme espions à cause du survol du territoir qui était interdit. Ils furent alors transférés dans un autre avion qui les enmena au Quartier général.

En cours de route, la tempête reprit. Peu courageux, les deux aviateurs, abandonnant leurs prisonniers, sautèrent en parachute. Mais l'oncle Courpartou était un fin pilote.

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Il parvient à redresser l'avion et sauva la situation mais à court d'essence, dut se poser un peu plus loin.

De nouveau, nos amis furent entourés de soldats, mais ceux-ci, plus compréhensifs, leur permirent de repartir après avoir fait le plein d'essence. Abandonnant le Japon pour le nord, ils se posèrent d'abord sur une île habitée par des pêcheurs et chasseurs japonais qui en leur honneur, organisèrent une grande chasse à l'ours. Après avoir découvert et poursuivi l'animal, le meilleur chasseur de l'île le tua à la lance, car, ignorant les fusils, il ne craignait pas d'affronter une bête aussi dangereuse avec une arme aussi primitive.

Après la chasse à l'ours, vint celle aux phoques, bien moins dangereuse, mais tout aussi captivante. Une grosse barque transporta chasseurs et invités sur un îlot où vivaient les phoques. Les baîllements et les éternuements de ces bêtes, pourtant fort pacifiques, effrayèrent Catherine, que la chasse n'intéressait d'ailleurs pas beaucoup. Elle demanda à son oncle de repartir. La chasse terminée, les pêcheurs offrirent donc un grand repas à leurs invités et leur firent milles cadeaux très curieux consistant principalement en objets taillés en ivoire, etc.

Nos voyageurs repartirent sous les acclamations de ces braves gens et purent visiter tout le Japon aussi tranquillement qu'ils avaient visité l'Inde au début de leur voyage. Ces jours paisibles les remirent de leurs émotions et le gouvernement japonais, très aimablement, offrit son intervention pour échanger l'avion de l'oncle Courpartou, qui était resté entre les mains des soldats, contre celui que les parachutistes lui avait abandonné. Tout se passa très bien et nos amis partirent alors pour l'Amérique centrale.

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