Edition chinoise

"L'EDITION JEUNESSE EN CHINE : UN APPERCU"

/Vincent Bontoux

Revue Revue des Livres pour Enfants - N°215 2004

(n.b. l'intégralité du texte est réservée à la propriété de la revue).

Petite synthèse

Depuis la convention de Berne en 1992, La Chine est entrée sur la scène éditoriale mondiale. Mais cette ouverture se fait moins ressentir dans ce domaine en Chine : peu de possibilités d'investissements pour les étrangers et le marché intérieur, 565 éditeurs, dépendant directement de l'administration semble y échapper.

REGLE ET PRATIQUE

A chaque matière (sciences, littératire, jeunesse,...) correspond une maison d'édition nationale, à Pékin, et une dans chaque province, sauf pour les secteurs très spécialisés (chemin de fer,...). Dans chaque province, les moyens sont inégaux. Mais le secteur jeunesse est privilégié.

565 éditeurs pour 50 000 salariés. Tous dépendent de l'administration de la presse et de l'édition, direction du ministère de la culture.

Toute publication doit recevoir son numéro d'autorisation. Cette attribution est plus facile depuis les années 90. Mais certaines provinces très éloignées géographiquement bénéficient d'une grande autonomie. Dans le Hunan c'est créé la première association d'éditions locales, démarche que veut suivre l'association des édituers chinois, regroupant 28 associations provinciales.

Officiellement, il se publie 112813 titres/an Mais malgré les détails, la spécificité jeunesse n'est pas reconnue.

L'EDITION JEUNESSE EN CHINE

En 2002, les -15ans représentent 22% de la population. C'est l'un des pays où la lecture est la plus valorisée. En moyenne, les parents dépensent 30euro /enfant pour le livre par an, soit 14% des dépensent annuelles consacrées à l'enfant. Les fictions étrangères sont trsè populaires (Grimm et Andersen). La lecture est le loisir préféré pour 43% des enfants interrogés et 70% d'entre eux lisent 30mn à 2h/jour. La moitié lit de 1 à 3 livres/semaine. Ils préfèrent les ocntes, les sciences, l'histoire, la littérature et l'art.

CONTROLE

Contrairement à d'autres domaines, l'édition liée à la jeunesse regroupe à la fois de jeunes éditeurs et des publications très rigides.

Officiellement, il faut une autorisation pour être ensuite distribué par le réseau Xin Hua. Ce contrôle est rigoureux surtout pour les titres politiquement sensibles ou les traductions. Le gouvernement n'apprécie pas trop l'ouverture sur les autres cultures. Cependant, l'éditeur scandinave Egmont en 1996 s'implante avec China Fun Publishing House, essentiellement avec des traductions de Disney. Beertelsmann lui, collabore à Shanghai.

DISTRIBUTION

Un éditeur officiel passe par le réseau de distribution Xin Hua, ayant l'avantage d'avoir de très nombreux points de ventes avec de gros tirages. Mais aussi par un réseau parallèle, plus présent dans les grandes villes pour un public plus aisé (livres plus chers), demandant une production plus réactive à l'actualité et plus pointue.

DROITS D'AUTEURS

Les éditions pirates qui pour certains ont une cellule au sein même des éditeurs officiels, profittent des lacunes et des abus des éditeurs, sans ocmpter la lenteur de la distribution et des trop grandes capacités des 90 000 imprimeries. L'édition pirate (1000 ed.) est estimée à 30% du marché. De gros efforts ont permi de contenir ce circuit parallèle.

RELATIONS/ETRANGER

L'ouverture se fait très lentement depuis douze ans et le secteur jeunesse n'est pas à l'avant garde. Cette évolution se fait surtout dans le domaine scientifique. Les choix se font non plus uniquement par pays mais aussi par thématiques. Les bandes dessinées franco-belge ont été prudament découvertes et des personnages populaires en France comme Babar ont été traduits.

De véritables départements se sont créés, parlant anglais et même français, capables de négocier les contrats.