ACTU EDITION
LES "LIVRES SANS LIVRES"
(Livres hebdo) sont la nouvelle tendance : un livre objet ou boite contenant une histoire mais sans livre... la France est à la pointe dans ce domaine mais assimilé au jouet, ces "livres" répondent aux norment au même titre que le jouet et les meilleurs fabriquants sont... les chinois!
TRADUCTIONS EN FRANCE
Livres Hebdo du 18 mars 2011 nous apprend que le nombre de traductions en France ne cesse de progresser sur cinq ans (+3%) dont +3% cette année. Le japonais passe de 8,3% à 10% (+25% de titres traduits) dont une hausse constante des manga (+27%) soit 9 titres japonais sur 10. Le coréen est en recul -12% ; quant au chinois recul d'avantage avec -28%. Les autres langues asiatiques sont marginales avec 10 titres seulement. Sur cinq ans, le nombre de langues se réduisent ; le chinois comme le japonais sont en baisse, tandis que le coréen, dans une moindre mesure progresse. Le japonais est donc en progression dans le secteur qui est en forte hausse : la BD, mais pas autant que l'anglais. Les traductions dans l'édiiton jeunesse elles, sont en hausse de 6%
"JAPON 1960-2010 : 50ans de voyage au Japon dans le documentaire jeunesse" - un petit article en images à lire en fin de semaine sur "Asie d'enfants"
Les éditions Feï (BD franco-chinoise) lance en janvier une collection jeunesse avec le premier titre : "la balade de Yaya" /JM Omont et G Zhao
Retrouvez les dates des prochains salons dans l'agenda (sur Chine des enfants et Asie d'enfants)
"Asie d'enfants" change d'adresse! (voir ci-dessus)
SALON DU LIVRE DE MONTREUIL : OUVERTURE LE 1er DECEMBRE
11ème BIENALE DU CARNET DE VOYAGE A CLERMONT-FERRAND / 19-21 NOVEMBRE
Deux thèmes forts retenus : "ASIE" et "SOMMETS"
REVUE "J'AIME LIRE" N°406 Novembre "Zao et la légende du dragon"
CHINE DES ENFANTS fait les comptes de fin d'année... Tous les documents n'ont pas encore été traités sur le site et il faudra un certain temps également pour traiter également les documents "papiers", photocopies, thèses, iconographie, objets publicitaires, affiches,... Cependant sont répertoriés sur le site (sans la documentation "adulte") 1245 documents en français sur la Chine, Mongolie et Taiwan.
CAP SUR LA CHINE Chun-Liang YEH dédicacera son dernier livre à CINEQUAI de SAINT-QUENTIN le 10 et 11 novembre (après-midi)
CAP SUR LA CHINE Festival de films chinois à Carcassonne, Perigueux, Montauban, Blois. A Saint Quentin du 10 au 16 Novembre
La Chine à Saint Quentin : Pour Novembre, la ville accueille le festival de films chinois et HongFei Cultures sera à l'honneur en librairie
Le GAPP (Administration Générale de la Presse et de l'Edition) chinois a rendu publique la première réglementation pour encadrer le développement de l'édition électronique, définissant le livre électronique comme tout contenu : texte, image et audio, téléchargé sur internet et pouvant être lu sur des lecteurs, tablettes numériques ou téléphones. Dans ce secteur saturé, il fuidifie l'accès avec un système d'admission qui favorise les grosses sociétés. Le gouvernement veut favoriser et accélérer la coopération entre éditeurs traditionnels et numériques. 188 millions de chinois ont pratiqué la lecture numérique au 1er semestre 2010. Et 1 million de livres électroniques devraient être vendus en 2010. Mais pour développer leur activité, les acteurs du numérique doivent s'entendre sur un format unique d'e-book alors qu'il y en a une vingtaine actuellement. (L H 22 oc. 2010).
HABLO COMPANY Imprimeur chinois représenté en Europe par le bureau CD paper ; basé en Belgique, il représente uniquement cet éditeur chinois.
Il crée des livres cadeaux, comme des malles-livres, avec une présentation soignée (source Livres Hebdo du 8 oct 2010).
LA CHINE EN 5, 10 ET 15 LIVRES, DE LA MATERNELLE AU COLLEGE : sélection de fictions dans la rubrique "PEDAGOGIE"
A lire : petit compte rendu de la 17ème Foire du Livre de Pékin (d'après l'article publié dans "Livres Hebdo") (rubrique "ACTU EDITION")
Dans quelques semaines deux nouvelles rubriques à l'intention des enseignants :
"BIBLIOGRAPHIES POUR LA CLASSE" : des listes par niveaux avec des infos pratiques
"ATELIERS CHINE" des petits ateliers à faire et des livres à exploiter
17ème Foire du Livre de Pékin, 2010
Le numérique est le coeur des enjeux de cette 17ème foire. Le SDL (Shanda Litterature) a un stand pour le première fois. S'il y a une reconnaissance officielle des ateliers culturels des petites maisons, les grandes maisons d'édition d'état sont omniprésentes, avec le SDL, leader de la création liitéraire en ligne en Chine, filiale du puissant groupe privé shanghaien de jeux en ligne SNDA.
Le amrché du livre est en progression, surtout dans les réseaux de distribution mais le numérique focalise l'attention, sous pression des pouvoirs publics, des géants de l'électronique et de la téléphonie ; le ministère de la presse et de l'édition a fait une analyse économique de ce marché qu'il évalue à 9,2 milliards d'euro. Selon l'ambassade de France, le nombre d'internautes chinois a progressé de 32% osit 420 millions dont 180 millions de lecteurs sur internet. Les chinois lisent en moyenne 34 minutes sur internet, 6 sur le mobile contre moins de 15 sur des livres. La lecture, jugée plus libre que dans les livres, est devenue le quatrième divertissement après la musique, les jeux et la vidéo sur le net. Les lecteurs numériques (Hanwang, Amazon sous le nom de Hanvon, FouderElectronics, Datang Telecom, Tianjin JinkeElectronics parmi une quarantaine), se multiplient : 700 000 liseuses vendues en 2009, plus de 3 millions cette année.
Les subventions motivent la création de plateforme de diffusion numérique ; Chine Mobile revendique plus de 15 millions d'utilisateurs depuis mai. On retiendra surtout la cyber-littérature en ligne publiée en feuilleton, lisible sur tous les terminaux numériques qui connait un gros succès et singularise l'édition numérique chinoise. Elle a fait émerger des auteurs comme Guo Jingming, Xu Lei ou Wang C. Le SDL revendique 60 millions de lecteurs inscrits dont des abonnés payants. Elle se développe à l'international, en anglais et en chinois, avec un projet en 2012 à San Francisco. Shanda Book, numéro un de la création littéraire en ligne, a une double priorité : diffusée sa liseuse Bambook, qui permet de lire des livres numériques et de participer à une communauté de lecteurs ; convaincre les éditeurs de lui céder leurs droits numériques. Mais les éditeurs chinois n'ont que 20% de droits numériques sur leur production, et ils sont prudents...
Les maisons officielles avancent très lentement ; le prix des livres numériques représentent 20 à 35% du prix du livre imprimé. Les packageurs privés (une majorité des best sellers) font le gros dos. Le livre numérique est d'autant plus risqué en Chine que l'on ne maitrise pas les copies...
France-Chine : la professionnalisation et la diversification de l'édition en Chine est une aubaine pour les ventes de droits français surtout en jeunesse. reste les carences de la traduction.
Le BIEF est imposant : plus de quinze éditeurs présents, dont le PDG d'Hachette livre pour sa filiale chinoise, en partenariat avec le groupe Phoenix. "Savoir déguster le vin", "L'insoutenable légèreté de l'être" de Kundera figurent parmi les dix meilleures ventes de romans étrangers (juillet 09/juin 2010) et les cessions de droits français ont sensiblement augmentés (665 dont 432 pour la jeunesse).
Le droit est respecté par les chinois et ils assument bien la promotion. Gallimard a vendu 1,5 millions de "premières découvertes". Les éditeurs ont fait de gros efforts sur le marketing ; de plus, plusieurs éditeurs -surtout éditrices- maitrisent aussi le français. Les titres pour la jeunesse, surtout "éducatifs" sont logiquement très demandés, à condition d'être pas trop chers (donc pas animés ou trop originaux). 90% des maisons d'éditions offrent des titres en jeunesse. Le marché évolue rapidement : il y a peu, les éditeurs ne trouvaient aucun interêt pour les albums, qui, depuis des études publiées par des universitaires chinois trouvent leur public (7000 à 10 000 exemplaires). La littérature française peine à s'imposer hors classiques, malgré la promotion faite par l'ambassade qui finance 50 traductions par an (dont un tiers en littérature), organisant aussi un séminaire de traducteurs et decernant (depuis 2009) le prix Fu Lei de la meilleure traduction.
Les maisons d'éditions sont plus nombreuses à publier de la littérature mais surtout pour l'appât du gain... La pression des best-sellers et le manque de traducteurs de qualités sont un obstacle à la diffusion de romans français en Chine ; peu de contrôles et aps plus de 10% pour la création contemporaine...
S'il existe de nombreux bons étudiants en langue, peu se tournent vers la traduction qui est mal payée par des maisons d'éditions qui les encouragent souvent à retraduire des classiques souvent traduits plusieurs fois.
Selon Jiang Lei (Yilin Press), le rythme rapide imposé au quotidien fait que les gens n'ont plus beaucoup de temps pour lire de la littérature. Internet propose de la lecture en ligne sans achat. Il n'y a pas assez de bons traducteurs pour dynamiser ce secteur. Les lecteurs en plus sont familiarisés au style d'écriture américain, réservant le style français aux érudits, même si les classiques de bonne renommée se vendent bien.
TRADUCTIONS
Si le nombre de traductions baisse, le Japon reste deuxième (grâce aux manga) tandis que
la Chine représente à peine 1%, comme la Corée. Mais les traductions en jeunesse elles augmentent.
chiffres (Livres Hebdo)
traductions en français du...
chinois : 76 (2008), 75 (2009) soit une évolution de -1% et une moyenne sur cinq ans de 2%
japonais : 684 (2008), 751 (2009) soit 10% et sur cinq ans 8%
coréen : 68 (2008) 76 (2009) soit 12% mais sur cinq ans -20%
la jeunesse représente 11% sur le total des traductions en France
TAIWAN
à lire dans "Livres Hebdo" (12 mars) un dossier sur l'édition à Taiwan
Le marché taiwanais était assez protégé par la distinction du chinois traditionnel,
contrairement à l'utilisation du chinois simplifié sur le continent ; mais il tend à s'imposer aussi sur l'île.
Les taiwanais peinent à s'implanter en Chine (ISBN, libraires,...) et si l'export représente 10% chez certains éditeurs,
c'est vers d'autres pays asiatiques ou les USA et non vers la Chine. L'édition taiwanaise est jeune (environ 25ans) et
en grande partie composée de petites maisons (80%)... trop de maisons et pas de gros groupe.
Les librairies sont très -trop- nombreuses sur l'île (2000 pour 1000 éditeurs et 40% de retours en libreairie) ; celles de Taïpei
sont parmi les plus belles et modernes du monde! Il y en a même une ouverte 24h/24h et 7 jours sur sept...
NOBI NOBI
Nouvel éditeur de livres pour enfants sur le Japon (voir "Asie d'enfants")
EVENEMENT
"Bibliothèque chinoise"
c'est une nouvelle collection dirigée par Anne Cheng et Marc Kalinowski (Ed. Belles lettres)
Une référence de textes classiques chinois bilingue
Par Altan, le 29/10/2007 à 22:14
Ca y est, les chinois peuvent à leur tour devenir hystériques, avant de se concentrer dans la lecture, bien entendu.
Harry Potter and the Deathly Hallows est paru ce dimanche en Chine, deux jours après vous-savez-où…
Un million d’exemplaires ont été imprimés par la People's Literature Publishing House, maison d’édition pékinoise possédant les droits de la série Harry Potter. Ramené à la population totale, c’est évidemment peu, mais c’est déjà énorme sur le marché du livre en Chine. Parce que, entre autre, un livre vendu à 66 yuans (environ 6 euros) c’est cher pour un salaire chinois moyen de 1000 yuans (93 euros).
Cela n’a pas empêché que 10 millions d’Harry Potter, tout tomes confondus, aient été vendus. Le nombre pèse dans les 325 millions de livres achetés dans le monde entier.C'est sans compter les versions pirates nombreuses et variées qui ont été lancées en Chine.
Malgré des contrats spéciaux que l’éditeur a signé avec les imprimeries et les librairies, il est possible que le marché parallèle nuise aux ventes officielles. Une douzaine de versions pirates du septième tome peuvent, encore aujourd’hui, être téléchargées sur internet. Non pas seulement des traductions pirates après la sortie anglaise, mais tout un tas de livres inventés de toutes pièces par des fans, avec plus ou moins de rapport avec la série, d’ailleurs, et plus ou moins de motivations pécuniaires.
Pour l’exemple, l’une des lectures en ligne les plus prisées est Les passe-temps de Lily Evans et James Potter, qui raconte la relation du couple, de celui-ci avec leurs amis, avec Severus Rogue… le tout écrit par une fillette de 13 ans !
Ca ne devrait pas empêcher l’éditeur Sun Shunlin de réimprimer d’autres exemplaires du tome 7. « Nous sommes prêts à imprimer plus d’exemplaires de la version chinoise à tout moment » a-t-il fait savoir, chose qu’il a déjà réalisé en ajoutant 180 000 copies dans les librairies de Beijing dans la nuit de samedi à dimanche.
La Potter’s World Invasion est bien en marche !
La seconde vie des romans français
SOPHIE HUMANN
18/10/2007 |
(...)
La Chine où 85 de nos romans ont trouvé preneur en 2006, s'ouvre à la culture française. La France a même mis en place un site www.fulei.org pour favoriser les échanges littéraires entre les deux pays. Ce que lisent les Chinois ? Des textes courts, comme ceux de Philippe Delerm, Milan Kundera, la littérature de jeunesse (Peggy Sue de Serge Brussolo et la série Chair de poule chez Bayard ont fait un tabac) et les auteurs classiques.
Au Japon, où les nouvelles générations ne lisent plus guère, la littérature française n'est plus qu'un souvenir. Pourtant, depuis quelques années, c'est bien en Asie que sont nos plus grands lecteurs. Les Coréens du Sud achètent nos romans, nos essais, notre littérature jeunesse et nos guides pratiques par dizaines de milliers.