rev. Connexions / interview

REVUE CONNEXIONS (magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie Française en Chine) N°49 Février-Mars 2009

UNE BIBLIOTHEQUE DE REVE

Créé il y a deux ans par David Umberto Signoretti, le site http://chinedesenfants.e-monsite.com/ s'adresse aux amoureux de la Chine et de la littérature enfantine. Y sont présentés, magnifiquement illustrés et classés, plus de 1800 titres : bandes dessinées, contes, romans, documents, livres en anglais et en chinois, voire jeux... Une vraie mine d'or.

Connexions : Pourquoi ce site?

David-Umnerto Signoretti : Bibliothécaire depuis vingt ans à Paris, où je travaille surtout sur la Chine, j'ai constaté que les livres pour enfants n'étaient pas systématiquement conservés dans les bibliothèques, la littérature jeunesse éant un peu méprisée... J'ai donc décidé, il y a dix ans, de créé ce fonds. Mon autre objectif est de faire évoluer la perception de la Chine par le grand public, y compris les enseignants, qui continuent à me demander des livres sur une Chine révolue.

C : Comment vous procurez-vous vos livres et documents?

D-U S : Auprès de libraires généralistes et spécialisés, de bouquinistes... en France, en Amérique ou en Asie. Sur internet aussi. j'apprécie les dons. De nombreux étudiants chinois m'apportent des informations et des livres. Tout m'interesse, chaque document complétant un énorme puzzle imaginaire. Mais il ne s'agit pas d'une manie de collectionneur. Mon but est de travailler sur ces documents, de partager et d'échanger librement et gratuitement. Le fonds est en partie accessible sur internet et maintenant consultable sur place, à une heure de train de Paris. Je participe aussi à de nombreuses activités et me déplace.

C Y-a-t-il beaucoup d'auteurs chinois pour enfants traduits en France?

D-U S : Peu d'auteurs sont directement traduits en français. Ce sont surtout les éditions en langus étrangères basées à Pékin qui ont traduit entre les années 40 et 90. Elles sont un peu "responsables" de notre perception actuelle de la Chine. Actuellement, je m'interesse beaucoup aux jeunes auteurs de la diaspora, en particulier à ceux qui vivent dans ls pays anglo-saxons ou qui pratiquent la bande dessinée (manhua).